Une réouverture des studios de tatouage dès le 1er décembre 2020 ?

  
 

 

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé jeudi 12 novembre que les mesures de confinement pourraient être allégées à partir du mardi 1er décembre. Pour les professionnel·les du tatouage, cette date marque l’espoir d’une reprise légale de leur activité.


 

Réouverture des commerces non essentiels, attestation de déplacement : ce qu’il faut retenir

Le reconfinement durera bien, dans sa version actuelle, jusqu’au 1er décembre 2020. C’est ce qu’a confirmé le chef de Matignon lors d’un point sur la situation épidémique, à 15 jours de l’entrée en vigueur des mesures. Parmi ce qu’il faut retenir du discours de Jean Castex :


 

  • une réouverture probable des commerces « non essentiels »

  • une attestation de déplacement toujours obligatoire


 

Si la baisse du nombre de cas de contaminations se poursuit, le Premier ministre n’exclut donc pas une réouverture des commerces jugés « non essentiels » qui, par définition, sont fermés pendant le confinement. Les studios de tatouage et de piercing entrent dans cette catégorie.


 

Ces commerces seraient toutefois soumis à des protocoles sanitaires stricts, a expliqué le numéro 1 du Gouvernement. Des exemples ? Une baisse des jauges d’accueil du public ou une clientèle sur rendez-vous. Là aussi, les studios de tatouage et de piercing s’inscrivent pleinement dans ces critères. Ces espaces faisaient déjà l’objet, avant la crise de Covid-19, de mesures d’hygiène drastiques ; or, ces dernières ont été renforcées grâce au travail de Tatouage & Partage et du SNAT au sortir du premier confinement.


 

Il est donc permis d’espérer que cet allégement probable du confinement profite aux tatoueuses et tatoueurs professionnel·les, même si les attestations dérogatoires de déplacement resteront la norme. Pour les prestataires, on imagine devoir cocher la case « Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle ». Mais pour les client·es ? La question reste entière.


 

Les réponses de Tatouage & Partage aux questions des professionnel·les

En attendant le 1er décembre, voici les réponses aux questions que vous nous avez le plus fréquemment posées au cours des dernières semaines.


 

Puis-je recommencer à programmer des rendez-vous à partir du 1er décembre ?

Si les récentes annonces poussent à l’optimisme, il est encore trop tôt pour garantir une réouverture de tous les shops dès le 1er décembre. Vous pouvez commencer à reprogrammer vos rendez-vous, mais en proposant une date « bis » à votre client·e pour plus de sécurité.


 

Puis-je toujours solliciter des aides financières ?

Le Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance répertorie sur son site officiel toutes les mesures de soutien aux entreprises :


 

www.economie.gouv.fr/covid19-soutien-entreprises/les-mesures


 

À partir du 20 novembre (pour l’aide versée au titre du mois d'octobre), vous avez le droit de solliciter le fonds de solidarité pour les entreprises, indépendants et entrepreneurs. Voici le lien officiel :


 

www.economie.gouv.fr/covid19-soutien-entreprises/fonds-de-solidarite-pour-les-tpe-independants-et-micro


 

Concernant la cotisation foncière des entreprises (CFE), vous êtes en droit d’en réclamer un dégrèvement si vous n’êtes pas mensualisé·e. Vous devez utiliser le formulaire n°1327-CET-SD si votre entreprise est imposée d’après le bénéfice réel :


 

www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/R19931


 

À l’inverse, vous devez utiliser le formulaire n°1327S-CET-SD si vous êtes soumis·e au régime des micro-entreprises (BIC) ou au régime déclaratif spécial (BNC) :


 

www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/R21905


 

Mon témoignage peut-il aider à orienter positivement les décisions des autorités ?

Vous avez été nombreux·ses à nous faire part de votre situation à l’adresse contact@tatouage-partage.com. Nous vous encourageons à continuer.


 

Pourquoi ? Parce que ces témoignages appuient le travail de Tatouage & Partage auprès des ministères concernés et des différents acteurs politiques avec lesquels notre bureau est entré en contact. En dépit d’une prodigieuse démocratisation de l’activité tattoo au cours des dernières années, l’encrage demeure, pour beaucoup de décideur·ses, une activité « en marge ». Ce à quoi nous nous attelons, c’est aussi de montrer aux instances au pouvoir que derrière les tatoueuses et tatoueurs, il y a, comme dans tous corps de métier, des familles.


 

C’est donc aussi grâce à vous que nous pouvons montrer un visage uni, éloigné des querelles, porté par la seule envie – pour ne pas dire par le seul besoin – de reprendre dès que possible une activité professionnelle, dans le respect scrupuleux des normes d’hygiène imposées.