Le 12 décembre 2013, Stéphane et Cécile Chaudesaigues sont reçus au ministère de la Santé pour défendre le tatouage en couleur. Alors que les restrictions annoncées sur les encres menacent la pratique à partir du 1er janvier 2014, Tatouage & Partage porte directement le dossier auprès du cabinet de Marisol Touraine. Ce rendez-vous, rendu possible par l’intervention de Pierre Jarlier, alors sénateur du Cantal, constitue une étape décisive de la mobilisation qui aboutira au maintien du tatouage en couleur.
La vidéo présentée dans cet article a été réalisée à la sortie de l’entretien. Elle conserve les premières réactions de l’association, à un moment où le dialogue est engagé et où la réponse officielle du gouvernement reste attendue.
À la sortie du ministère, Stéphane et Cécile Chaudesaigues reviennent sur l’entretien et sur l’accueil réservé aux préoccupations des tatoueurs. L’appréhension des premières minutes laisse place à l’apaisement : les revendications ont été entendues et une possibilité de faire avancer le dossier s’est ouverte.
Stéphane et Cécile Chaudesaigues à la sortie de la rencontre du 12 décembre 2013 au ministère de la Santé.
Ce témoignage restitue un moment précis de la mobilisation. Il montre l’état du dialogue immédiatement après la rencontre, avant les annonces publiques de la fin du mois de décembre 2013.
Repère chronologique : le rendez-vous s’est tenu le 12 décembre 2013. Le titre d’archive de la vidéo porte la date du 13 décembre 2013, également date de création d’origine de cet article.
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À la fin de l’année 2013, les restrictions annoncées sur les substances utilisées dans les encres font craindre une interdiction de fait d’une grande partie du tatouage en couleur. Pour les professionnels, l’enjeu touche directement la création artistique, le travail dans les ateliers et les projets des personnes souhaitant se faire tatouer.
Il devient urgent de faire entendre les réalités du métier auprès des responsables publics. Tatouage & Partage se mobilise pour ouvrir cet échange, expliquer les conséquences des mesures envisagées et défendre la possibilité de continuer à travailler avec des encres de couleur.
Stéphane Chaudesaigues sollicite Pierre Jarlier, alors sénateur du Cantal et maire de Saint-Flour. Sensibilisé au monde du tatouage à travers le Festival de Chaudes-Aigues, celui-ci s’empare du dossier et permet d’obtenir un interlocuteur au sein du gouvernement.
Cette intervention ouvre la voie à la rencontre du 12 décembre 2013. Elle permet à Stéphane et Cécile Chaudesaigues de présenter directement les préoccupations de l’association au cabinet de la ministre de la Santé. Michel Jouinot, consultant, accompagne également cette démarche par ses conseils.
Sans l’intervention de Pierre Jarlier, ce rendez-vous au ministère de la Santé n’aurait pas été possible. Son action permet de transformer la mobilisation de Tatouage & Partage en un échange direct avec le gouvernement.
Pour retrouver le contexte de cette démarche et le rôle de Pierre Jarlier, lire également le récit de la mobilisation pour défendre le tatouage en couleur sur Graphicaderme .
Le 12 décembre 2013, Stéphane Chaudesaigues, président de Tatouage & Partage, et Cécile Chaudesaigues, secrétaire de l’association, rencontrent deux membres du cabinet de Marisol Touraine, alors ministre de la Santé :
Le compte rendu d’archive mentionne également la présence de Frédéric Garron, chef du Bureau des dispositifs médicaux et autres produits de santé à la Direction générale de la santé. Jérôme Salomon présente le cadre législatif du tatouage et la transposition des dispositions européennes dans la législation française.
Gabriel Attal indique avoir déjà évoqué le sujet avec Marisol Touraine et précise que le ministère n’est opposé ni à la pratique du tatouage ni aux tatoueurs. L’entretien permet de faire entendre les préoccupations de la profession et d’engager un dialogue sur le dossier des encres.
À sa sortie, l’association remercie Jérôme Salomon et Gabriel Attal pour le temps accordé, Michel Jouinot pour ses conseils et Pierre Jarlier pour son intervention.
La mobilisation et l’intervention auprès du ministère trouvent leur aboutissement à la fin du mois de décembre : l’interdiction générale du tatouage en couleur redoutée pour le 1er janvier 2014 n’aura pas lieu.
Le 26 décembre 2013, Le Point publie « Le tatouage en couleur ne sera pas interdit » . L’Express relaie également cette issue dans son article « Les tatouages en couleurs ne seront pas interdits » .
Ces publications complètent la vidéo et permettent de replacer la rencontre dans la chronologie du dossier : le 12 décembre, l’association est reçue au ministère ; à la fin du mois, la presse annonce que le tatouage en couleur ne sera pas interdit.
Le dossier des encres s’inscrit dans une démarche plus large : faire entendre les tatoueurs, défendre leur pratique et participer aux échanges qui concernent leur profession. Cette volonté figure parmi les objectifs de l’association Tatouage & Partage .
Stéphane Chaudesaigues développe cette réflexion dans son texte consacré au statut du tatoueur en France . Il y aborde la place du métier et les difficultés rencontrées pour faire reconnaître ses particularités.
Son intervention sur le statut du tatoueur et sa vision des choses en vidéo constitue un complément direct à cette archive. Elle prolonge la réflexion sur la représentation des tatoueurs et sur les démarches nécessaires pour défendre la profession.
Cette page documente la mobilisation de décembre 2013. La vidéo, le récit de la rencontre et les articles de presse permettent de suivre le passage d’une situation d’urgence à un dialogue avec le gouvernement, puis à l’annonce du maintien du tatouage en couleur.
Pour consulter les informations relatives aux règles actuelles sur les substances utilisées dans les encres, retrouver le dossier de l’Agence européenne des produits chimiques consacré aux encres de tatouage .
Retrouvez les objectifs et les engagements de Tatouage & Partage . Pour soutenir ses actions, consultez les informations pour adhérer à l’association .
Article publié le 13 décembre 2013, consacré à la rencontre du 12 décembre 2013 au ministère de la Santé. Texte enrichi le 7 octobre 2026 pour préciser la chronologie et réunir les ressources complémentaires.