Un tatoueur passé à tabac pour un tatouage raté

  
 

 

En Bretagne, un homme de 29 ans a passé à tabac un tatoueur... parce qu’il jugeait raté le nouveau tatouage de sa petite amie.

 

À Brest, un tattoo raté qui termine en raclée

 

Les faits se sont déroulés dans la journée du 5 aout 2019, relate Nina Soyez pour le journal Ouest France. Deux amies se présentent chez un tatoueur "plus ou moins officiel", écrit l’auteure de l’article. "Le tatoueur ne porte pas de gants et il se montre maladroit", lit-on plus loin, juste avant le témoignage d’une des deux jeunes femmes : "Le rendu était absolument horrible, j’ai tenté moi-même de reprendre le tatouage". Le ton est donné.

 

Le petit ami de la tatouée s’invite chez le tatoueur

 

Dès la fin de la séance, les deux petits amis respectifs entrent en scène. Pris de colère, l’un d’eux se rend dès le lendemain au domicile du tatoueur. "Je voulais m’expliquer avec lui", explique l’intéressé à son audience au tribunal de Brest, 3 jours après les faits. Des explications verbales qui ont rapidement dégénéré. "Il a commencé à mentir, j’ai vu rouge et j’en suis venu aux mains", confesse-t-il au président de l’audience.

 

15 mois de prison ferme pour un "déchaînement de violence"

 

Le tatoueur, lui, a été auditionné non pas au tribunal, mais depuis son lit d’hôpital. Il y est retenu du fait de multiples fractures, centrées sur le visage : plancher buccal, maxillaire gauche, épine nasale… De quoi se faire interroger le président : "Pourquoi un tel déchaînement de violence pour un simple tatouage ?" demande-t-il lors de l’audience. L’homme, qui affirmait avoir uniquement "giflé [le tatoueur] à de multiples reprises" et lui avoir ensuite administré "quelques coups de poing dans l’œil gauche [mais] c’est tout" répond, non sans un brin d’introspection : "Sans doute la haine que j’ai en moi". Sans domicile fixe et sans revenus, le petit ami a été condamné à 15 mois de prison ferme.