Une candidature aux municipales pour l’obtention d’un statut pour les tatoueurs

  
 

 

Fondateur et président de Tatouage & Partage, Stéphane Chaudesaigues vient de déclarer sa candidature aux élections municipales. Un tatoueur sur un siège de maire, c’est la perspective pour tous les tatoueurs de France de voir enfin la question de leur absence de statut amenée sur la table des discussions par un élu.

 

Un maire issu des salons de tatouage ?

« Tatouage & Partage tourne son regard vers les prochaines échéances électorales : celle des municipales en 2020 », écrivions-nous dans notre article École d’État pour les futurs tatoueurs : en 2019, où en est-on ?. « Ces élections nous donnent l’espoir de ramener le débat sur la scène publique, car c’est bien de cela qu’il s’agit : une question publique, concernant plus d’un Français sur 10 ».

 

Ce débat, c’est celui, incessant, lancinant, de la question du statut du tatoueur – ou plutôt de l’absence du statut des tatoueurs. Depuis des années maintenant, notre association milite pour que soit enfin donné aux tatoueurs de France, un statut à leur profession. Car en dépit d’une démocratisation galopante (les dernières enquêtes estiment à 15 000 le nombre d’actes de tatouage réalisés par jour en France), nos tatoueurs manquent toujours d’un socle commun reconnaissant le tattoo comme un métier à part entière. L’INSEE les a affublés du matricule 9609Z, code les rangeant dans la même catégorie que les toiletteurs de chiens, les agences matrimoniales et les tarologues – entre autres...

 

Ce qu’implique concrètement l’absence de statut pour les tatoueurs

Plus qu’un non-sens, c’est surtout un drame qui se joue au quotidien pour nous autres professionnels. En effet, qui dit absence de statut officiel dit :

  • impossibilité de former officiellement des apprentis
  • impossibilité de reconnaitre la participation du conjoint collaborateur (or, nombreux sont les hommes et femmes travaillant aux côtés de leur époux ou épouse au sein d’un même studio)
  • impossibilité de bénéficier d’une assurance professionnelle
  • impossibilité de voir reconnues les maladies professionnelles (tendinite, arthrose…) et de prévoir sereinement l’avenir

 

Une solution politique pour sortir de l’impasse

Face à une situation qui stagne cruellement depuis trop d’années, la solution pourrait bien être politique. Et c’est bien en partie dans cette dynamique que s’inscrit la candidature de Stéphane Chaudesaigues aux élections municipales du 15 mars 2020.

 

Sur son blog, le président de Tatouage & Partage a annoncé publiquement sa volonté de briguer le poste de premier magistrat à Chaudes-Aigues, la commune auvergnate dont il porte le nom et au sein de laquelle il réside depuis plusieurs années. Une plaquette destinée aux habitants de la ville reprend ses principaux engagements en cas de victoire :

 

 

 

Un mandat aussi au service du tatouage

S’il est, comme il s’en explique, un citoyen profondément investi dans la vie et le développement de sa commune, Stéphane Chaudesaigues est aussi un tatoueur. Un tatoueur aux 35 années de métier, passionné par sa discipline, et au fait des grands enjeux auxquels ses consœurs, confrères et lui-même sont confronté·es.

 

Cette candidature est donc aussi une manière d’engager la question du statut du tatoueur. Un poste d’édile confère plus de latitude, et fait jouir d’un accès accru aux personnalités décisionnaires, voire même aux ministères. Au cours de sa réflexion, Stéphane Chaudesaigues s’était par exemple entretenu longuement avec Bernard Delcros, actuel sénateur du département du Cantal. Auparavant, c’est Gabriel Attal, secrétaire d’État au ministère de l’Éducation nationale, qui avait reçu le président de Tatouage & Partage au cabinet de Marisol Touraine dans le contexte de l’interdiction des encres couleurs.

 

Un statut d’artisanat d’art au plus vite

« Employée avec raison, la voix d’un premier magistrat peut porter », veut croire le candidat. « Avant-même les questions d’école de tatouage reconnue par l’Éducation nationale, de formation initiale, de licence obligatoire ou d’autres sujets préoccupant en ce moment la profession, l’obtention d’un statut d’artisan d’art est une priorité absolue », appuie l’homme. Alors, aux urnes citoyens ?

 

Une ligne téléphonique dédiée et une cagnotte de soutien

Dans le cadre de cette campagne ont été mises en place :

 

Merci de votre appui.