En Iran, un test psychologique obligatoire pour les candidats au permis de conduire tatoués

  
 

 

Transmise par l’agence France-Presse, l’information est très sérieuse : en Iran, les personnes tatouées devront désormais se soumettre à un test psychologique avant de se voir délivrer le permis de conduire.

 

Les conducteurs tatoués dans le collimateur de Téhéran

 

Vous êtes citoyen de la république islamique d’Iran, vous arborez un ou plusieurs tattoos, et vous ambitionnez de conduire une voiture, un deux-roues ou encore un poids-lourd ? Téhéran vous met à présent des bâtons dans les roues. Le mardi 6 aout 2019, un porte-parole de la police confiait à l’agence de presse étatique Irna que "les personnes tatouées devront dorénavant passer un test psychologique afin d’obtenir leur permis".

 

"Un signe de l’invasion culturelle occidentale"

 

Dans ce pays d’Asie de l’ouest présidé par Hassan Rohani, les tatouages sont considérés comme "un signe de l’invasion culturelle occidentale" – ou nommément, pour certains, une mise en danger des valeurs islamiques. Le paradoxe ? L’encrage est à présent élevé au rang de maladie, alors que sa popularité n’a jamais été aussi élevée auprès de la jeunesse iranienne.

 

Cinéma, football : des milieux à risques pour les tatoués iraniens

 

Ce n’est pas la première fois que le tattoo fait polémique dans ce pays voisin de l’Afghanistan et de l’Irak. En 2016, une célèbre comédienne iranienne avait été au centre d’une controverse dans son pays, après la publication de photos dévoilant un tatouage féministe sur son avant-bras. Plus récemment, le capitaine de l’équipe nationale de football Ashkan Dejagah – tatoué – a échappé de peu à une suspension de trois ans. Sauvé de peu, il doit dorénavant jouer avec un maillot à manches longues.