À Clermont-Ferrand, le premier robot tatoueur en démonstration

  
 

 

Alors qu’approche son édition 2019, le Salon du Tatouage de Clermont-Ferrand propose un atelier baptisé "Le tatouage par les non-tatoueurs". Avec un guest choc : le premier robot tatoueur, développé en 2013. L’occasion de questionner à nouveau l’avenir de la discipline.

 

Une machine à tatouer au Salon du Tatouage de Clermont-Ferrand

Le samedi 21 et le dimanche 22 septembre 2019, le Salon du Tatouage de Clermont-Ferrand revient pour une nouvelle édition dans la Grande Halle d’Auvergne. Parmi les tatoueurs attendus figurent Français, internationaux… mais aussi un convive d’un genre nouveau : le premier robot dédié à l’encrage de peaux.

 

 

Ce sera "le premier RDV du week-end", peut-on lire sur le compte Instagram de l’événement. Intitulé "Le tatouage par les non-tatoueurs", l’atelier sera proposé au cours de la première journée de la convention, en compagnie du collectif Appropriate Audiences. C’est ce collectif qui est à l’origine "du premier robot tatoueur", développé en 2013 à l’ENSCI (École nationale supérieure de création industrielle) parisienne Les Ateliers. "Une démonstration aura également lieu lors du week-end", lit-on sur le même compte.

 

Un tatoueur d’un genre nouveau qui interroge le statut du tatoueur

Instigateur de ces tables rondes, le tatoueur Olivier Poinsignon en profite pour interroger, à travers cette initiative, les passé, présent et futur du statut du tatoueur :

 

"Pour réinventer le tatouage, on peut essayer de réinventer le tatoueur… et avant ça, Ötzi [être humain vieux de plus de cinq millénaires, retrouvé en 1991 momifié et tatoué] nous a laissé un message de plus de 5 000 ans. On ne sait pas si le statut de tatoueur était déjà reconnu par la chambre des métiers en – 3 000 avant J.C., mais en tous cas, on savait déjà faire des tatouages qui tiennent. Depuis, comment le statut de tatoueur s'est dessiné à travers le temps et à quoi ressemble-t-il aujourd'hui ? Quels sont les nouveaux tatoueurs en 2019 et ceux à venir ? Et finalement, le plus important, c'est d'avoir à faire à un « vrai tatoueur » ou de faire un tatouage qui parle à notre humanité ?"

 

 

Le statut du tatoueur pour l’association Tatouage & Partage

La question du statut du tatoueur est chère à Tatouage & Partage. De la préhistoire à aujourd’hui, le tatouage a connu très peu d’évolution, au-delà de la marque qui peut en effet traverser les millénaires. Aujourd’hui, il y a un vrai questionnement sur cette question du statut, plus prégnant que jamais. Pour notre association, le tatoueur – humain – doit pouvoir jouir du statut d’artisan ou d’artisan d’art. Avec lui, le tatoueur riche de son savoir-faire peut aussi servir une forme de prestation : celle de l’acte du tatouage, demandé par son client. Par extension, ce statut amènerait à la transmission du savoir, dans un cadre qui garantirait (à l’instar de celui des Compagnons du devoir, mouvement fondé sur l’apprentissage) la possibilité d’acquérir des bases solides en respectant prestataires et clients.

 

Quant au statut du tatoueur robot, c’est encore une autre histoire… En attendant, Tatouage & Partage vous invite à vous rendre sur la chaîne Vimeo d’Appropriate Audiences pour découvrir comment fonctionne la machine.